Le roi aux concombres doux

On s’est inscrit l’an dernier, pour suivre un stage de fabrication de marionnettes d’ombres Khmères. On a donc passé une semaine à Phnom-Penh, à faire des trous à l’emporte-pièce dans du cuir de buffle.

Le théâtre Sovanna Phum, où se déroulait l’atelier, donnait une fois par semaine un spectacle inspiré du Sbek Thom, art sacré mettant en scène de grandes marionnettes d’ombres, manipulées par des danseurs, des deux côtés de l’écran. Les deux marionnettes que nous avons réalisées étaient une reine et deux singes, personnages de l’épopée du Reamker, version khmère du Ramayana.

Mais ce qui nous intéresse aussi, c’est la version populaire du théâtre d’ombres, et nous avons donc demandé à notre animatrice/formatrice de nous apprendre à faire deux personnages plus actuels, représentés dans des histoires paysannes, que l’on peut voir à la télévision cambodgienne. Les deux marionnettes que nous avons réalisées, toujours sur peau de buffle, sont articulées et se manipulent avec des baguettes de bambou.

Après ce stage, nous sommes partis visiter la cité d’Angkor, via Battambang, la rivière Sangkaé, et le lac Tonlé-Sap, grand réservoir naturel alimenté par les crues du Mékong. Nous avions un guide, qui a rapidement compris que nous aimions les histoires et les contes.

Temple de Bantey Samrey
Bantey Samrey

Au temple de Bantey Samrey, un peu à l’écart d’Angkor, il nous a raconté l’histoire du paysan qui cultivait des concombres sucrés, et qui est devenu roi après avoir tué, par accident, le roi en place. La légende est toujours vivace, il nous disait même que tous les rois du Cambodge se prétendaient descendants de ce roi-paysan.

Théâtre àêtre : Le roi aux concombres doux

De retour à Paris, avec nos marionnettes, nous avons trouvé plusieurs versions de cette histoire, dont celle du livre « Contes d’une grand-mère Cambodgienne ». Et nous en avons fait un spectacle d’ombres, adapté à notre façon, qui utilise, entre autres, les quatre marionnettes que nous avons fabriquées, et que nous manipulons devant et derrière l’écran, comme nous l’avons vu faire au théâtre Sovanna Phum. Le titre du spectacle ? Le roi aux concombres doux !

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On voudrait revivre

J’adore le hasard, et l’étrangeté des coïncidences qui parfois font découvrir de nouvelles choses. Pas plus tard qu’avant-hier, nous avons eu la chance d’assister à un spectacle étonnant. Mais je dois d’abord revenir sur les circonstances.

Cela fait maintenant deux ans qu’on chante dans une petite chorale, dans une structure associative de type  MJC (sigle du siècle précédent, pour Maison des Jeunes et de la Culture). Au répertoire, de la variété française, et quelques gospels, pour pouvoir chanter dans les églises. À la rentrée, notre chef de chœur nous a suggéré de participer à un week-end chantant, organisé à Reims par un de ses collègues. Lire la suite ›

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Autour de la Commune

La sortie récente de la BD Le sang des cerises, tome 8 de la série Les Passagers du Vent, de François Bourgeon, m’a replongé dans l’histoire de la Commune de Paris, et des années qui l’ont suivie. On y retrouve un personnage des épisodes précédents, elle-même arrière-petite-fille de l’héroïne des cinq premiers tomes, qui s’était retrouvée fuyant la France sur un navire faisant le commerce d’esclaves. Le caractère très affirmé des personnages féminins est une constante de cette série – et d’ailleurs de la plupart des œuvres de l’auteur : Les Compagnons du Crépuscule, qui se passe au moyen-âge, et Le Cycle de Cyann, dans d’autres univers et d’autres temps. Lire la suite ›

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Le rêve du Poilu

Cette année 2018 va être marquée par le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en attendant la troisième (version pessimiste) ou l’avènement de jours heureux (version optimiste). Il existe à quelques lieux de la maison, plusieurs grottes, creusées dans le calcaire, qui ont servi d’abri, il y a donc un siècle, aux troupes de soldats français cantonnés dans cette région, avant d’aller se faire massacrer au front.

Carrière de pierre

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Sic transit

L’homo sapiens est apparu sur cette planète Terre, il y a 300 000 ans déjà, soit environ 10 000 générations (ça ne nous rajeunit pas), et il s’est rapidement posé la question de savoir qui il était, d’où il venait, et essayé d’imaginer ce qui pourrait lui arriver après son bref passage ici-bas. Seule espèce à pratiquer l’humour (Pierre Dac répondait aux trois questions ci-dessus de manière définitive  « Je suis moi, je viens de chez moi, et j’y retourne »), l’homme moderne a mis beaucoup de temps à structurer un langage qui lui permette de communiquer efficacement avec ses congénères, et de transmettre les connaissances acquises petit à petit, à sa progéniture.

Australopithecus, Homo habilis, Homo erectus et Homo Sapiens – Science picture company / BSIP

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Danse macabre

À quelques encablures de Paimpol (qu’on aime pour sa falaise, son église et son grand pardon – et surtout pour ses paimpolaises) se trouve une petite chapelle, bâtie au XIIIème siècle, Kermaria an Iskuit. Remarquable par son porche, avec les douze apôtres sculptés en bois polychrome, six de chaque côté – certains, très abîmés par le temps, ont été déplacés à l’intérieur de la chapelle. Au dessus, un édifice entouré d’une balustrade, d’où le seigneur rendait justice.

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Robots

Le mot robot a été employé pour la première fois au début du 20ème siècle par Karel Čapek, auteur tchécoslovaque de théâtre et de science-fiction, à partir du mot slave robotovat, qui veut dire travailler. Il y a un an, je me suis acheté un robot, qui passe la toile sur les tomettes de ma maison, et j’en suis très content : je dirais même qu’il me fascine, je peux rester des heures à le regarder, comme disait Jerome K. Jerome, à propos du travail, dans Trois hommes dans un bateau.

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QuickTime, un quart de siècle

Il y a vingt-cinq ans, le 2 décembre 1991, QuickTime était présenté pour la première fois au public. À cette époque, très peu d’ordinateurs avaient la capacité de pouvoir afficher des animations sonorisées ou de la vidéo. Avec le Macintosh, lancé en 1984, Apple avait popularisé l’interface graphique, et innové avec ce qu’on appelait le Desktop Publishing, les imprimantes laser et les polices de caractères (en français, la PAO, Publication Assistée par Ordinateur). Les technologies mises en place, telles que QuickDraw, intégrées au système d’exploitation, ou le langage PostScript d’Adobe, qui permettait de décrire tout document graphique, donnaient la possibilité aux développeurs et aux utilisateurs de profiter pleinement de ces améliorations. Mais jouer de la vidéo sur un ordinateur personnel restait complexe, à la fois pour des raisons de puissance des processeurs, et pour les problèmes liés à la synchronisation des images et du son.

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